Avec la fin de la trêve hivernale le 1er avril 2017, des milliers de familles, d’individus risquent de se retrouver expulsés de leur logement et sans solution de relogement.

FIN DE LA TRÊVE HIVERNALE : REFUSONS LES EXPULSIONS

Dès le 1er avril  prochain, des milliers de familles désemparées, sans solution de relogement, risquent d’être jetées à la rue.

Face  à  la  reprise  des  expulsions,  INDECOSA-CGT  appelle  tous  ceux  et  celles  qui  refusent  cette pratique inacceptable à se joindre à nos initiatives.

Comme  chaque  année,  les  procédures  d’expulsion  sont  en  hausse.  En  2015,  le  nombre  d’expulsion, avec le concours de  la force  publique,  a  fait un bond  de  24%  en  un an  pour atteindre 14 363  (contre 11 604 en 2014).
Ces chiffres étaient stables depuis 10 ans. Il  faut  rappeler  que  les  expulsions  avec  le  concours  de  la  force  publique,  ne  sont  qu’une  minorité, nombreux ménages partant d’eux-mêmes.

Ces chiffres alarmants sont la conséquence de la hausse des loyers des années 2000 tant dans le parc privé  que  dans  le  parc  social,  de  la  montée  de  la  précarité.  Ces  chiffres  montrent  aussi  l’échec  des politiques de préventions des expulsions qui n’ont pas réussi  à enrayer cette tendance.
Les  personnes  reconnues  prioritaires  du  Droit  Au  Logement  Opposable  (DALO),  continuent,  chaque année, à être expulsées par dizaines, malgré la circulaire gouvernementale d’octobre 2012.

Nous  constatons  chaque  année  que,  faute  de  volonté  politique,  la  crise  du  logement  s’aggrave  et  le nombre de mal logés et de sans logis augmente. Les freins et les obstacles à l’application de la loi se multiplient : stigmatisation des ménages prioritaires, offre de logement social insuffisant et inadapté.

Le droit au logement doit être au centre des politiques publiques !

En  juillet,  le  gouvernement  a  publié  un  décret  qui  vient  encore  rogner  les  aides  personnelles  au logement  (APL),  destinées  aux  ménages  aux  revenus  modestes  pour  payer  leur  loyer.  Au-delà  d’un certain niveau de loyer, les APL baisseront ou seront supprimées en cas de loyer très élevés.
Le  gouvernement  fait  payer  aux  locataires  l’incapacité  des  pouvoirs  publics  à  maîtriser  et  faire baisser  les  loyers  du  parc  privé depuis  la  hausse  des  années  2000.  Il  n’y  a  pas  de  coupes  indolores dans les APL, puisque seuls les ménages modestes  peuvent y prétendre.

LES EXPULSIONS NE SONT PAS UNE FATALITÉ

INDECOSA-CGT revendique :
Pas d’expulsion locative sans relogement
Un moratoire sur les expulsions locatives
Une charge de logement ne dépassant pas 20% des revenus des ménages
Le maintien des aides au logement en situation d’impayé
La revalorisation des aides au logement (APL, AL)
La production massive des logements sociaux à des loyers accessibles en zone tendues

Montreuil, le 10 mars 2017

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